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Glacé de Bernard Minier

Bonjour, dans le cadre d’une lecture commune sur insta j’ai découvert « Glacé » de Bernard Minier.

 

« Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d'une journée glaciale de décembre, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d'un cheval, accroché à la falaise. Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l'enquête la plus étrange de toute sa carrière. »

Il ne fait pas mystère pour ceux qui me suivent que j’aime la littérature noire, et pourtant, je n’avais jamais lu cet auteur. Bien souvent, évidemment, j’avais croisé son nom ici ou là lors de mes virées sur Babelio ou autres forums de lecture, en me disant faudra que je lise pour voir.
Et puis ma dernière lecture commune m’ayant été agréable, j’ai décidé d’en faire plus et je suis tombée sur celle-ci.
Alors il faut préciser que ce roman date de 2011. C’est semble-t-il le premier roman de l’auteur. Pour un premier, il n’a pas eu peur 736 pages en poche ce n’est pas rien !
C’est vraiment un bon roman noir tout ou presque est noir sur un fond tout blanc, neige, brouillard son constamment présent, c’est incontestablement un élément indispensable et hyper présent dans ce livre.
Dès les premières pages même avant qu’il ne se passe quoi que ce soit j’ai ressenti un sentiment d’oppression. Même sans savoir que c’est un thriller, on se sent tendu en hyper vigilance. Et très vite, l’action démarre et j’ai compris que j’allais tomber dans le tréfonds de la noirceur de l’âme humaine. Ce n’est pas la mort du cheval, mais la mise en scène qui choque le lecteur comme les enquêteurs.
Et puis il y a cet hôpital psychiatrique à côté qui héberge les plus grands psychopathes d’Europe. Là, l’auteur nous plonge dans « vol au-dessus d’un nid de coucou » avec sa « Miss Ratched » locale.
J’avoue que l’auteur m'a roulé dans la poudreuse d’un bout à l’autre, je pensais dès le chapitre 7 tenir un fil, je l’ai suivi presque jusqu’à la fin pour me rendre compte qu’il n’y avait rien au bout.
J’ai passé beaucoup de temps à me poser des questions pour savoir à quel moment Diane et les enquêteurs allaient enfin entrer en relation, et aussi que venait faire là dedans ses relations avec sa fille et la femme d’Espérandieu.
Pour le coup à la fin, je me suis demandé ce que tous ces détails faisaient là et j’ai découvert que c’était une série, donc même si l’on n'a pas toutes les réponses, je pense qu’on les trouvera dans les opus suivants puisqu’il y en a encore 6 qui suivent.
Sinon les personnages sont sympathiques bien travaillés, et attachants. L’intrigue très bien menée, embrouillée, mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas nous avoir donné les clés, il ne nous sort pas un lapin de son chapeau dans les dernières pages, il nous dit tout au long du livre à nous de bien lire.J’ai aimé aussi certaines de ses réflexions, sur la société, la ligne entre le bien et le mal par exemple :

« - Vous croyez que mes crimes rendent vos mauvaises actions moins condamnables ? Vos petitesses et vos vices moins hideux ? Vous croyez qu'il y a les meurtriers, les violeurs, les criminels d'un côté et vous de l'autre ? C'est cela qu'il vous faut comprendre : il n'y a pas une membrane étanche qui empêcherait le mal de circuler. Il n'y a pas deux sortes d'humanité. Quand vous mentez à votre femme et à vos enfants, quand vous abandonnez votre vieille mère dans une maison de retraite pour être plus libre de vos mouvements, quand vous vous enrichissez sur le dos des autres, quand vous rechignez à verser une partie de votre salaire à ceux qui n'ont rien, quand vous faites souffrir par égoïsme ou par indifférence, vous vous rapprochez de ce que je suis. »

Et bien d’autres qui peuvent faire réfléchir ou sourire.
La fin reste une véritable porte ouverte, mais en sachant qu’il y a d’autres tomes ensuite, je suppose qu’elle va pouvoir resservir, en fait il y a aussi un petit coté « Silence des agneaux » dans ce roman.
Pour conclure si vous aimez ce genre de roman, les séries (parce que pour moi, il faut lire la suite pour mieux comprendre où l’auteur veut en venir.) foncez, je l’ai lu en quelques jours parce que parfois, la pression est si forte que j’ai eu besoin de faire des pauses pour ne pas rester dans cette atmosphère pesante, mais quand je faisais autre chose, je cogitais encore sur mon livre pour comprendre le pourquoi et le comment. Donc il ne me quittait pas vraiment ce qui fait que j’y retournais la plus vite possible.
À bientôt pour le tome suivant et bonnes lectures.

 

 

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