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La manuscrit de Célia de Cali Keys

Bonjour dans le cadre de la masse critique Kobo originals, je remercie #babelio et #Kobo_fr de m’avoir permis pour ce dernier envoi de l’année de lire «  Le manuscrit de Célia » de Cali Keys sorti le 5 janvier.

 

« Célia a 32 ans et cette Parisienne pur jus vient d’emménager avec Thibault, son amoureux, dans le joli quartier de Montmartre. La jeune femme se concentre plus que jamais sur sa carrière de romancière et sur son rêve de vivre de sa plume, mais sa nouvelle éditrice ne va pas lui faciliter la tâche. Chantal semble détester tout ce qui touche de près ou de loin à l’amour. Pour une éditrice de romance, c’est un comble!
D’ailleurs «Les cupcakes de Manon» font un carton et Manon compte lancer un nouveau concept d’atelier-rencontre pour célibataires. Et pour couronner le tout, la paix de l’immeuble est troublée par l’arrivée de Louis, un vieux monsieur particulièrement grognon qui semble bien décidé à mettre son grain de sel dans la vie de ses voisins.
Entre sa nouvelle vie, ses rêves, ses voisins nonagénaires et ses copines, Célia ne risque pas de s’ennuyer! »

J’avais bien apprécié le premier tome, j’étais donc bien contente de découvrir la suite.
Je m’attendais à un livre assez léger, la suite de la belle histoire d’amour entre Thibault et Célia.
Et bien que nenni ! Si Célia reste bien sûr l’héroïne du roman, Thibault est très vite relégué au second plan et oui à peine emménagés ensemble, les premiers orages s’annoncent dans le couple ; et le prince charmant préfère lever les voiles et s’en aller réfléchir à Londres.
Et voilà notre Célia aux prises avec un gros chagrin d’amour, un manuscrit à terminer sous la pression de « la dame de l’enfer » sa nouvelle correctrice qui n’aime pas la romance et Louis le petit vieux agressif qui vient de s’installer dans son ancien appartement. Autant dire qu’elle ne va pas avoir le temps de s’ennuyer.
Ce livre est très différent du premier, il traite de sujets bien plus graves, comme l’emprise face aux pervers narcissiques, la carapace que se construisent les personnes qui souffrent ou ont souffert, la difficulté à se protéger des hypers sensibles, la fragilité de la vieillesse.
Le tout traité de façon délicate par l’auteure.
J’ai retrouvé avec plaisir les amies de Célia toujours aussi joyeuses et solidaires, les petits vieux de son immeuble toujours aussi déjantés mais si gentils.
J’ai aussi pris plaisir à découvrir Louis le nouveau voisin qui ne demande qu’à se laisser amadouer, et surtout Chantal le mystère à élucider.
Évidement la fin est cousue de fil blanc, mais c’est normal, on est dans un livre léger même si on sait d’avance comment tout cela va finir, il est bien plaisant d’en suivre le cheminement.
Les petits chapitres interlude entre chaque chapitre de la vie de Célia m’ont bien intrigué sur presque la moitié du livre, avant que je comprenne pourquoi ils étaient là, j’avoue qu’ils m’ont fait pleurer, c’est le côté moins léger de ce roman.
Un livre que je vous recommande pour passer un bon moment avec du rire, et de la bienveillance.
Je terminerai par une citation qui résume si bien Célia :
« À vrai dire, en y réfléchissant, j’ai toujours été sensible à la solitude et à la tristesse des gens que je côtoie, je les repère, je sens leurs blessures et n’ai ensuite qu’une envie : les aider. Bonjour le syndrome du Saint-Bernard. J’ai souvent pensé que la méchanceté et l’agressivité représentaient des signes d’un mal-être profond, mal-être qui pouvait s’atténuer grâce à de la bienveillance, de l’écoute et de la compréhension. »
Alors vous aussi vous avez le syndrome du saint-bernard ?


 

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